Mordre dans les Choses 2019

Samedi 29 Juin (Vernissage) – Samedi 31 Août

Artistes Québecois : Michel DAIGNEAULT – Stephen SCHOFIELD

 

Mordre dans les choses

Une exposition à deux, qui porte sur les parties et le tout, le modèle et ce qui le compose. Michel Daigneault, peintre canadien, aborde le collage par le biais d’un espace hybride qui se situe entre le dessin, la peinture et les nouvelles technologies.  Il utilise des images comme modèle pour, par la suite, les découper, les agrandir et les imprimer sur du canevas léger qu’il repeint, rehausse et où il  élimine certains détails.

Stephen Schofield, sculpteur canadien, travaille aussi avec des morceaux, mais cette fois-ci dans une logique de traduction, où il schématise certaines parties du corps humain pour les traduire en sculptures faites de tissu trempé dans un sirop de sucre et colle de peau de lapin pour être  ensuite gonflé avec de l’air.

Quand on découpe une forme en plusieurs morceaux ou bien une image, on risque de glisser dans un chaos dépourvu de sens. Pour sortir de ce chaos, Schofield fait appel à son modèle original, c’est-à-dire le corps humain, pour guider ses choix. Pour Daigneault, il s’agit plutôt de développer un nouveau modèle du désordre qu’il aura lui-même créé.  Dans les deux cas, les artistes raccommodent et remettent en forme une expérience de leur modèle qu’ils ont initialement démonté. Et, enfin, ils offrent au regardeur un aperçu d’une pratique processuelle et une poésie du monde réel.

Par le concours de la découpe, Daigneault isole et libère les morceaux des lignes, couleurs, contour et textures de leurs maitrises originales (feuillages, oiseaux et références à l ‘architecture.) Recomposés sur le canevas, ses nouvelles images se donnent maintenant à voir dans un espace transitionnel entre la figuration et l’abstraction.

Les volumes considérables des œuvres gonflées de Schofield offrent un fort contraste avec leur légèreté. Les formes de ses sculptures se maintiennent gonflées uniquement par la transformation du tissus en coquille, structuré par des coutures formant des nervures, dont l’ensemble est trempé dans un mélange d’eau et de sucre. Les rondeurs des formes sont créées autant par la force de l’air que par la résistance du tissu à la force de l’air.

 

Michel Daigneault

 

Stephen Schofield :

 

 

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